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Classe de Maître

Les classes de maître (ou Masterclass) sont proposées chaque première semaine du mois à raison de 5h par jour du lundi au samedi.

Inscription : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et pour plus d'informations, appelez-nous au 06 12 16 48 39 ou au 01 84 83 08 80

Tarifs : 30 heures de travail sur 6 jours : 380€

Thèmes abordés :

LE SYSTEME STANISLAVSKI

« Créer la vie profonde d'un esprit humain et l'exprimer sous une forme artistique. »

Pour ce metteur en scène, au cœur du théâtre se trouve une problématique : jouer juste, jouer vrai. Alors que l’époque prônait un jeu grandiloquent et empesée, Stanislavski fait figure d’exception en proposant un jeu fin et sensible. Aujourd’hui encore, le “Système Stanislavski”, modernisé par Michael Tchekhov, demeure une référence pour les praticiens de théâtre du monde entier.

Ateliers :

Apprendre à maîtriser ses émotions, ne pas s'abandonner sans contrôle.

- Déclencher le « supraconscient » : la mémoire affective et sensorielle.

- Évoquer un souvenir qui devient un sous-texte.

L'art de création

- S'exercer à la concentration totale, physique et spirituelle réunies.

- Régénérer sa vie intérieure dans la répétition.

- Chercher un terrain et une atmosphère favorables qui permettent d'accéder à l’« âme » .

Élaborer la partition d'une scène

- Décomposer la scène en tableaux.

- Rechercher le rythme des personnages et de l'action.

- S'inscrire dans la partition globale du spectacle.

L'éthique du comédien

- Apprendre à regarder, à écouter et à entendre ce qui est beau. « C'est une habitude qui élève l'esprit. » (Stanislavski.)

- Adopter une discipline stricte qui requiert des qualités morales.

- Concevoir l'espace scénique comme un espace sacré.

 

TADEUSZ KANTOR : LE « BIO-OBJET » ET LE « SUR-OBJET »

« On ne peut imaginer ni l’objet sans homme, ni l’homme sans l’objet. « Tadeusz Kantor (1915-1990)

 

Théoricien de l’art, scénographe et metteur en scène illustre du XXe siècle, Kantor est un personnage incontournable du théâtre occidental. Inventeur du théâtre de la mort, partisan d’un art total, il crée un espace dans lequel s’entremêlent les vivants et les morts, où jaillissent les désirs les plus honteux et les réminiscences les plus effrayantes : amour, guerre, crime, peur, haine… Son attitude artistique s’inspire du dadaïsme et du surréalisme, tout en rappelant le théâtre de la cruauté d’Antonin Artaud. Son plus grand triomphe vient avec la première de La Classe morte (Umarła klasa, 1975), un récit sur le fugitif et le permanent.

Ateliers :

Analyse théorique et artistique de l'œuvre et de l'auteur

Acteur chez Kantor, « bio-objet » et « sur-objet » :

- Recherche d’un langage physique qui s’instaure dans l’espace théâtral par le décorticage du corps en segments

- L’objet comme incarnation des idées et substitution de l’objet à la parole

- Nécessité de l’objet dans l’espace théâtral, qui devient bio-objet ou sur-objet par la transmission de l’énergie des comédiens à l’objet

Travail pratique sur des scènes du « Banc de l'école » d'Elizabeth Czerczuk, créé en hommage à Tadeusz Kantor

Représentation publique (20 minutes)

 

STANISLAW IGNACY WITKIEWICZ : LA FORME PURE

« Il n’y a pas d’humanité ; il y a seulement des bipèdes aussi différents entre eux que les éléphants et les girafes. » Stanislaw Ignacy Witkiewicz (1885-1939)

 

A l’image de nombreux avant-gardistes, Witkiewicz fut peu désireux de conquérir le grand public : aux critiques acerbes lui reprochant de se complaire dans un non-sens gratuit, il répond que cette forme de théâtre est la seule possible à ses yeux. Son plus grand apport au théâtre contemporain est la « théorie de la forme pure » . D’après lui, l’œuvre d’art doit rester étrangère à toute connexion avec la vie et constituer un monde absolument hermétique. Mais ce n’est pas que le théâtre qu’il réinvente, c’est l’art tout entier (littérature, peinture, philosophie…) qu’il ambitionne de reconstruire, en réponse à la crise culturelle, provoquée par la modernisation, qui secoue l’Europe au tournant du XXe siècle.

Ateliers :

Analyse théorique et artistique de l'œuvre et de l'auteur

Acteur chez Witkiewicz :

- Exercices d'improvisation corporelle fondés sur la forme pure.

- Construction corporelle du personnage, de son comportement et de ses attitudes.

- Compléter le personnage par la parole, remplir les silences et faire vivre les sous-entendus.

Travail pratique sur des scènes de « Matka » d'Elizabeth Czerczuk, librement inspiré de St. I. Witkiewicz

Représentation publique (20 minutes)

 

WITOLD GOMBROWICZ : DU GROTESQUE VERS LA DERISION

« L’homme dépend très étroitement de son reflet dans l’âme d’autrui, cette âme fût-elle celle d’un crétin. » Witold Gombrowicz (1904-1969)

Son œuvre, caractérisée par un ton absurde et un goût du paradoxe, a longtemps suscité des critiques mordantes de ses contemporains, qui apprécient peu sa façon de traiter avec légèreté des problèmes existentiels, tels que l’importance de la philosophie et les rapports interpersonnels. Il s’est constamment débattu avec l’histoire difficile de son pays, la Pologne, ce qui se ressent dans ses œuvres qui restent profondément ancrées dans la tradition et l’histoire. Son premier roman, Ferdydurke, est aussi celui qui a le plus marqué son époque : son exploitation des thèmes de l’immaturité et de la jeunesse et sa critique des nobles de la société polonaise l’imposent vite comme l’enfant terrible de la littérature polonaise moderne.

Ateliers :

Analyse théorique et artistique de l'œuvre et de l'auteur

Acteur chez Gombrowicz :

- Construction du personnage « grotesque » et « dérisoire », développement des techniques de mime.

- Formation à l’expression corporelle et vocale : conscience du corps dans l’espace, recherche des émotions réelles, sens du rythme, placement de la voix, pulsation intérieure.

Travail pratique sur des scènes du « Cri d'Yvonne » d'Elizabeth Czerczuk, librement inspiré d'« Yvonne, princesse de Bourgogne » de W. Gombrowicz.

Représentation publique (20 minutes)

 

BERTOLD BRECHT : LE THEATRE ÉPIQUE

Intégration des élèves dans un spectacle : « La noce chez les fous » d’Elizabeth Czerczuk, spectacle librement inspiré de l’œuvre de Bertold Brecht.

« Un théâtre où on ne rit pas est un théâtre dont on doit rire. » Bertold Brecht (1898-1956)

Marqué par la Grande Guerre, puis par la montée du nazisme qui interrompt ses représentations et brûle ses œuvres lors de l’autodafé de 1933, Brecht place au centre de sa démarche la volonté de rompre avec l’illusion théâtrale et de pousser le spectateur à la réflexion. En utilisant des panneaux, des apartés avec le public ou des intermèdes chantés, il force le spectateur à avoir un esprit critique envers ce qu’il regarde. Roland Barthes parle ainsi de « révolution brechtienne », tant son théâtre est en rupture avec la tradition dramatique.

Ateliers :

Analyse théorique et artistique de l'œuvre et de l'auteur

La dialectique brechtienne. Acteur du « théâtre épique »

- Travail sur l'intégralité de la pièce « La Noce chez les fous » d'Elizabeth Czerczuk, inspirée de « La Noce chez les petits-bourgeois » de Bertolt Brecht.

- Immersion dans le montage dramaturgique de « La Noce chez les fous » qui sera présentée à la fin du semestre, sur la scène du Théâtre Elizabeth Czerczuk à Paris.

- Travail d'acteur sous la direction de la metteure en scène dans l'espace scénique aux côtés des comédiens professionnels.

- Développement de la ligne dramaturgique et de la « vie intérieure » du personnage.

Représentation de « La Noce chez les fous » au théâtre, le 31 décembre, pour le Nouvel An.

Théâtre Elizabeth Czerczuk
20 rue Marsoulan
75012 Paris
01 84 83 08 80/ 06 12 16 48 39
contact@theatreelizabethczerczuk.fr

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