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Yvona Dossier de Presse 2019

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Festival des Formes Radicales Dossier de Presse 2019

 

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FESTIVAL DES FORMES RADICALES 2019

Witold Gombrowicz, fascinant, excentrique et multiforme

Du 17 au 20 Oct 2019

Le Théâtre Elizabeth Czerczuk organise le Festival des Formes Radicales pour célébrer le 50e anniversaire de la mort de W. Gombrowicz (1904 - 1969)... et ainsi offrir au public l’opportunité de découvrir ou redécouvrir le travail et la philosophie de cet auteur encore trop méconnu du grand public.

 Le Festival des Formes Radicales… c’est une invitation à pénétrer dans le processus philosophique et artistique de la Radicalité, initiée par W. Gombrowicz. Rompre avec les comportements esthétiques et adopter une attitude artistique à part entière. Le festival présentera La radicalité dans toutes ses formes : le théâtre,  la peinture, la sculpture, la philosophie, la musique...  Quatre journées au cours desquelles le public  aura le privilège d’assister à des pièces, des conférences, des expositions, des projections, des installations… et à la Première d’Yvona, nouvelle création d’Elizabeth Czerczuk, librement inspirée de “Yvonne, Princesse de Bourgogne” de W. Gombrowicz.

 L’ œuvre de Gombrowicz se caractérise par la profondeur des analyses psychologiques incisives qu’il opère, son sens du paradoxe et de l’absurde. Il explore en par­ticulier la notion de paraître, ce masque social que nous revêtons en société, et ce qu’il nomme « l’inter-humain », la façon dont les relations entre les êtres façonnent chacun de nous. Il est question de personnages aux psychologies enchevêtrées, interdépendantes et impactantes les unes sur les autres. De même, il met en exergue dans ses textes, avec une conscience aigüe, les conflits qui sur­viennent lorsque les valeurs culturelles tradition­nelles se heurtent aux valeurs contemporaines.

 Le Journal, publié en 1986, est l’œuvre de Gombrowicz la plus personnelle, la plus polonaise mais aussi la plus universelle. La défense de son moi n’est autre que la défense de l’individu à une époque où l’on niait son existence. Démystificateur mais humaniste, iconoclaste mais moraliste, Gombrowicz a posé sur le monde un regard neuf. D’une richesse incomparable, Le Journal de Gombrowicz occupe une place unique dans la littérature contemporaine.

 « L’Être humain ne s’exprime pas d’une façon directe et conforme à sa nature, il passe toujours à travers une forme définie. Cette forme, ce style, cette manière d’être ne viennent pas seulement de lui-même, mais lui sont aussi imposés de l’extérieur, et voilà pourquoi le même individu peut s’extérioriser sagement ou au contraire sottement, sanguinairement ou angéliquement, avec ou sans maturité, en fonction du style qui lui échoit et de sa dépendance à l’égard d’autrui... Ô puissance de la Forme !... C’est elle qui commande nos plus infimes réactions. C’est elle qui se trouve à la base de la vie collective... » W. Gombrowicz

 
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Le Cri D'Yvona

CRÉATION ORIGINALE D'ELIZABETH CZERCZUK, LIBREMENT INSPIRÉE DE YVONNEPRINCESSE DE BOURGOGNE DE W .GOMBROWICZ (1904 - 1969)

 
Librement inspirée de l’œuvre de Gombrowicz, le personnage mythique d’Yvona ne cesse d’intriguer. « Yvona fait subir à l’univers des relations interhumaines préexistant une rude épreuve. Elle incarne une vie authentique, des sensations profondes, ce qui dénote une révolution en germe contre une civilisation à bout de souffle. » Elizabeth Czerczuk
 
Par la seule puissance du mouvement, de la danse et de la musique originale, ce spectacle nous fait plonger dans un monde captivant et onirique. Entre le rêve et la veille, entre l’effroi et l’émerveillement, cette pièce nous raconte une fable métaphysique sur l’affrontement entre l’innocence et la perversion du monde.

 « Le Prince Philippe, héritier du trône, rencontre à la promenade cette fille sans charme… sans attrait : Yvona est empotée, apathique, anémique, timide, peureuse et ennuyeuse. Dès le premier instant, le Prince ne peut la souffrir, elle l'énerve trop ; mais en même temps il ne peut pas supporter de se voir contraint à détester la malheureuse Yvona. Et une révolte éclate en lui contre les lois de la nature qui commandent aux jeunes gens de n'aimer que les jeunes filles séduisantes. "Je ne m'y soumettrai pas, je l'aimerai !" Il lance un défi à la loi de la nature et prend Yvona pour fiancée. Introduite à la cour royale comme fiancée du Prince, Yvona y devient un facteur de décomposition. La présence muette, apeurée, de ses multiples carences révèle à chacun ses propres vices, ses propres saletés… La Cour n'est pas longue à se transformer en une couveuse de monstres. Et chacun de ces monstres rêve d'assassiner l'insupportable Yvona. La Cour mobilise enfin ses pompes et ses œuvres, sa supériorité et ses splendeurs, et, de toute sa hauteur, la tue… » W. Gombrowicz

Spectacle théâtral et chorégraphié, Le Cri d'Yvona traduit les différences persistantes entre les êtres, qui conduiront au drame. En pointant du doigt la discrimination, la metteure en scène Elizabeth Czerczuk souhaite souligner la nécessité du métissage – culturel/artistique/social –, métissage indispensable à ses yeux pour donner un nouveau souffle à la société et pourquoi pas empêcher sa destruction. La pièce, dérisoire, porte une tragédie intérieure, la conviction que l'équilibre et la stabilité dépendent des choses matérielles, leurre dans lequel baigne la Cour. Elle dénonce ce matérialisme qui souvent nous empêche de nous connaître et d'être en harmonie avec nous-même. 

Là où les précédents spectacles, Les InassouvisMatka, ou encore Dementia Tremens, interrogeaient la folie, la mort, l’aliénation, Le Cri d'Yvona se concentre sur l’Humain et la société. Le spectacle a pour but de permettre au spectateur d'entendre ce cri désespéré d'une société en perdition. 

La pensée d’Elizabeth Czerczuk se trouve en phase avec celle de Gombrowicz, détecteur hypersensible de ce qui se passe sous la métamorphose violente et continue des choses. Un Witold polonais souvent visionnaire et nourri de culture française analytique : n'est-ce pas précisément ce confluent des cultures où Elizabeth paraît puiser son oxygène et le merveilleux courage si singulier dont elle fait preuve.

Spectacle après spectacle, la compagnie Elizabeth Czerczuk poursuit sa ligne artistique qui consiste à faire vivre aux spectateurs une expérience sensorielle, à lui donner accès à l’art total, par le mouvement, la chorégraphie, la musique et la lumière. 

 

Théâtre chorégraphié avec 20 interprètes et un quatuor musical (contrebasse, violon, bandonéon, percussions) : danseurs, comédiens et chanteurs

Conception, mise en scène et chorégraphie : Elizabeth Czerczuk

DURÉE : 1 heure 15

 
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Théâtre Elizabeth Czerczuk
20 rue Marsoulan
75012 Paris
01 84 83 08 80/ 06 12 16 48 39
contact@theatreelizabethczerczuk.fr