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Lettre d'Information de décembre

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DerniĂšres dates pour Les Inassouvis

ExĂ©gĂšse de l’Ɠuvre et de l’esprit de Stanislaw Ignacy Witkiewicz, la trilogie Les Inassouvis d’Elizabeth Czerczuk est une Ă©popĂ©e en trois actes, surrĂ©aliste, tourbillonnante, cathartique, rythmĂ©e par une musique originale,

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© Woytek Konarzewski

« C'est un spectacle Ă©nigmatique de toute beautĂ©, parcouru par le souffle de l'Ăąme slave, les fantĂŽmes du théùtre de Kantor et la folie de Witkiewicz qui se joue actuellement au tout nouveau Théùtre Elizabeth Czerczuk. Â»

Marie Plantin, pariscope.fr, 22 novembre 2018

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« L’on sortira sans aucun doute des Inassouvis comme d’un rĂȘve lugubre : ne fut-ce point, au fond, le dĂ©sir de Witkiewicz ? VoilĂ  ce qu’il faudrait retenir : Les Inassouvis, Ɠuvre synesthĂ©tique, met en lumiĂšre le gĂ©nie d’Elizabeth Czerczuk. Â»

Victor Inisan, I/O Gazette, 20 novembre 2018

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Représentations exceptionnelles

Jeudi 6 dĂ©cembre Ă  20 h

Une soirée doublement exceptionnelle !

Non seulement par la prĂ©sence d'Ágens (Ă  dĂ©couvrir ci-dessous) en live dans LesInassouvis, mais Ă©galement par une dĂ©gustation de mets polonais pour cĂ©lĂ©brer le centenaire de l'indĂ©pendance de la Pologne.

Nos amis polonais et leurs amis du monde entier sont les bienvenus.

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Mardi 11 dĂ©cembre Ă  20 h 

Dans le cadre du festival 12x12 auquel le Théùtre Elizabeth Czerczuk a le plaisir de participer en tant que partenaire, nous vous proposons une reprĂ©sentation exceptionnelle des Inassouvis.

Le festival 12x12, ce sont 12 jours d'expositions, de spectacles, de performances et de dĂ©bats.

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Concert : Les chants d'Ágens

En dĂ©cembre, Les Inassouvis accueillent une invitĂ©e exceptionnelle :

Ágens, chanteuse venue tout droit de Budapest envoûtera le T.E.C de sa voix tonitruante et profonde lors de la représentation du 6 décembre.

DĂ©couvrez l'Ă©tendue de son talent lors du concert unique qu'elle donnera au T.E.C le 8 dĂ©cembre, accompagnĂ©e de la danseuse GĂĄl Éva.

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© KƑvĂĄgĂł Nagy Imre 

« Elle chante, soupire, hurle et Ă©branle, devant nos yeux, la douleur de la femme radieuse qui dĂ©vore la vie en saisissant l’immensitĂ©, et puis celle de la " femme Ă©ternelle"de plus en plus esseulĂ©e, Ă©puisĂ©e, se battant contre la mort. »

Attila DeĂĄk : Ăgens, le Miracle! In terasz.hu

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Réveillon de la Saint-Sylvestre

Envie de passer la derniĂšre soirĂ©e de l'annĂ©e de maniĂšre totalement dĂ©jantĂ©e ?

Le Théùtre Elizabeth Czerczuk vous a concoctĂ© un programme unique pour le rĂ©veillon.
Un banquet festif aux saveurs polonaises précédera le spectacle de cabaret

Divas Night, show de Drag-queens venues spĂ©cialement de Cracovie.

La soirĂ©e se poursuivra par l'acte secret des Inassouvis et un bal avec les artistes du Théùtre.

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© Woytek Konarzewski 

« Elle chante, soupire, hurle et Ă©branle, devant nos yeux, la douleur de la femme radieuse qui dĂ©vore la vie en saisissant l’immensitĂ©, et puis celle de la " femme Ă©ternelle"de plus en plus esseulĂ©e, Ă©puisĂ©e, se battant contre la mort. »

Attila DeĂĄk : Ăgens, le Miracle! In terasz.hu

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Exposition : Guy Delahaye, Les Géants

En 40 ans de mĂ©tier, Guy Delahaye a travaillĂ© avec les plus grands noms

du théùtre et de la danse tels que Pina Bausch, Tadeusz Kantor, Carolyn Carlson, Patrice ChĂ©reau ou encore Jean-Claude Gallotta. 

Exposition visible les soirs de spectacle.

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© Guy Delahaye


Rejoignez l'Ă©cole du T.E.C ! 

Le Laboratoire d'Expression Théùtrale

Elizabeth Czerczuk a créé sa propre Ă©cole d'art dramatique oĂč elle propose une pĂ©dagogie basĂ©e sur le systĂšme de Stanislavski et Meyerhold. Un travail sur le corps dans son intĂ©gralitĂ©, inspirĂ© de Decroux permettant d'accĂ©der Ă  une nouvelle forme d'art rĂ©vĂ©lant la vie intĂ©rieure des comĂ©diens.

DerniĂšre ligne droite pour vous inscrire au stage du 8 dĂ©cembre oĂč vous dĂ©velopperez le processus crĂ©atif et la construction du personnage et expĂ©rimenterez la scĂšne lors d'une reprĂ©sentation publique.

 Informations et inscriptions : 01 84 83 08 80 ou Cette adresse e-mail est protĂ©gĂ©e contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 


Les chants d‘Ágens

Concert le 8 dĂ©cembre Ă  20h 

 

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L’artiste hongroise Ágens, dont la voix s’élĂšve dans la crĂ©ation d’Elizabeth Czerczuk, Les Inassouvis, donne un concert unique au T.E.C.

Ágens est une artiste hongroise, radicale, impĂ©tueuse, crĂ©atrice d’un style unique et singulier, rĂ©volutionnaire et dĂ©jĂ  lĂ©gendaire avec sa voix escarpĂ©e. Elle est Ă  la fois actrice, directrice, chanteuse, auteure et mĂšre.

Ágens a créé il y a quinze ans la compagnie Ágens Tårsulat et a également produit et dirigé de nombreux spectacles à caractÚre emblématique.

« Elle chante, soupire, hurle et Ă©branle, devant nos yeux, la douleur de la femme radieuse qui dĂ©vore la vie en saisissant l’immensitĂ©, et puis celle de la « femme Ă©ternelle », de plus en plus esseulĂ©e, Ă©puisĂ©e, se battant contre la mort » Attila DeĂĄk : Ăgens, le Miracle! In terasz.hu, Oct. 2003

Ágens, notre plus courageuse, chanteuse inclassable 
 Â» Ăgnes Veronika TĂłth

« La chanteuse Ágens rappelle le vent hurlant, l’ocĂ©an retentissant, le gĂ©missement des sirĂšnes blessĂ©es, sa voix a comblĂ© la salle Â» LĂĄszlĂł MĂĄrton

AccompagnĂ©e de la danseuse GĂĄl Éva

Chant et direction : Ágens

Danseuse : Éva Gál

Costume : MĂłni Bardon

 


 

Les Inassouvis ou l’exubĂ©rance cathartique du théùtre d’Elizabeth Czerczuk

 
 
C’est un spectacle Ă©nigmatique de toute beautĂ©, parcouru par le souffle de l’ñme slave, les fantĂŽmes du théùtre de Kantor et la folie de Witkiewicz qui se joue actuellement au tout nouveau Théùtre Elizabeth Czerczuk. 
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 Les Inassouvis, 2018. Tous droits rĂ©servĂ©s.
 
 
C’est une curiositĂ© tenace qui nous a poussĂ© Ă  enfin passer les portes du Théùtre Elizabeth Czerczuk, un an aprĂšs son ouverture, un froid soir de novembre, pour dĂ©couvrir, non seulement le lieu, nouveau venu dans le paysage théùtral de l’est parisien, son ambiance particuliĂšre, son accueil hors du commun, mais Ă©galement la crĂ©ation du moment, sortie du cerveau bouillonnant de sa directrice, “Les Inassouvis”. Soit 3h30 d’un théùtre visuel et chorĂ©graphique qui emporte le spectateur dans son tourbillon d’images venues d’ailleurs, enveloppe de son lyrisme tĂ©nĂ©breux, sans que la durĂ©e ne soit un problĂšme, au contraire, surtout quand une gĂ©nĂ©reuse soupe chaude nous est servie lors du deuxiĂšme entracte, accompagnĂ©e d’un verre de vin, dans le bar spectral du théùtre. Car ici, tout est envoĂ»tement et Ă  peine pĂ©nĂštre-t-on l’entrĂ©e de cet antre dĂ©diĂ© Ă  un théùtre nourri de racines slaves, renouant avec Kantor, Grotowski et Witkiewicz qu’on est happĂ© par la prĂ©sence invisible de la maĂźtresse de maison, Elizabeth Czerczuk, qui irradie le moindre dĂ©tail scĂ©nographique de ce manoir hantĂ© oĂč l’hospitalitĂ© est un art. Mannequins dĂ©glinguĂ©s, bougeoirs allumĂ©s, obscuritĂ© de mise, fruits en libre service, jardin d’hiver, belle exposition temporaire de photographies de Guy Delahaye, le lieu dĂ©connecte illico du quotidien, nous entraĂźne au pays des songes et des fantasmes, des cauchemars cathartiques, des fĂȘtes Ă©sotĂ©riques et secrĂštes. De mĂȘme, le spectacle est une invitation Ă  passer de l’autre cĂŽtĂ© du miroir, dans la continuitĂ© directe de la philosophie de la maison qui l’abrite. Les comĂ©diens viennent nous chercher eux-mĂȘmes, nous prennent par la main au sens propre du terme, pour ne plus nous lĂącher, tant la reprĂ©sentation privilĂ©gie le rapport de proximitĂ© au public, son inclusion mĂȘme.
 
Conçu en tableaux successifs oĂč l’image prime sur le sens et la sensation sur la comprĂ©hension, “Les Inassouvis” nous plonge tĂȘte la premiĂšre dans un univers expressionniste et crĂ©pusculaire nappĂ© de musiques excessives et envahissantes qui nous prennent aux tripes. Violons et accordĂ©ons s’y  donnent la rĂ©plique avec passion, impĂ©tueux, exaltĂ©s jusqu’à la moelle, au service de cette fresque chorale torturĂ©e et nĂ©vrotique oĂč les femmes ont la part belle et le rendent bien tant elles sont magnĂ©tiques. Treize interprĂštes, dont Elizabeth Czerczuk elle-mĂȘme, se partagent le plateau, diffractĂ© en diffĂ©rentes zones de jeu, sans arrĂȘt bouleversĂ©es par des reconfigurations de l’espace provocantes et dynamiques. Le public, plusieurs fois dĂ©placĂ© au cours de la reprĂ©sentation, invitĂ© Ă  danser sur scĂšne, n’a pas d’autre choix que d’ĂȘtre partie prenante mais sa sollicitation est faite avec tant de gĂ©nĂ©rositĂ© et de bienveillance que personne ne s’y oppose. Si “Les Inassouvis”, dans son contenu, brasse moult motifs (discipline, Ă©ducation, folie, art, maternitĂ©, monstruositĂ©, Ă©mancipation, exil, questionnements identitaires), portĂ©s par des errants sans pays (les interprĂštes sont issus de nombreuses nationalitĂ©s diffĂ©rentes, ce qui fait la richesse et l’enjeu du spectacle), ce que l’on retient avec le plus d’émotion, ce sont ces scĂšnes de danse de groupe, puissantes, sublimĂ©es par des danseuses fascinantes aux visages fardĂ©s. Elles sont l’ñme et le corps de cette expĂ©rience troublante, Ă©trange et tourbillonnante, venue d’un autre siĂšcle, d’un autre temps, dans laquelle on se laisse transporter avec dĂ©lice. 
 
 
Marie Plantin, Pariscope, 22 novembre 2018
 

Se taire

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 Les Inassouvis, 2018. CrĂ©dit photo : Woytek Konarzewski
 
 
Gloire au critique s’efforçant d’exhumer ce que le quidam saurait sans le savoir : qu’il repaisse le lecteur d’une verve couchant l’idĂ©el sur le papier — le crĂ©ateur lui-mĂȘme dĂ©clarant : tu as Ă©clairĂ© mon inconscient. Or, que dire devant Les Inassouvis d’Elizabeth Czerczuk ? Vaste entreprise d’une libre adaptation de trois piĂšces de Witkiewicz, Ă©crirait l’esprit informatif confĂ©rĂ© Ă  quelque honnĂȘte main googlisante. Trilogie inĂ©gale, dirait plutĂŽt le critique, tant le Matka déçoit par le cĂŽtĂ© gala cheap se substituant aux performances hantĂ©es que le splendide Requiem pour les artistes Ă©blouit dans une veine trĂšs La Classe Morte, et par l’individuation un tantinet bavarde des personnages que le Dementia Praecox 2.0 diffractait avec brio dans une folie baroque que le théùtre contemporain regrette terriblement avec la disparition d’une Ă©poque d’avant-garde polonaise
 Le mĂȘme critique aurait agrĂ©mentĂ© d’exemples et d’une dithyrambe sur le théùtre au nom de sa directrice, digne maison de fantĂŽmes kitsch revue Ă  neuf l’annĂ©e derniĂšre — la dĂ©gringolade d’accessoires bariolĂ©e de lumiĂšres LED basse qualitĂ© rencontrant le portrait du maĂźtre Kantor, qui guide continĂ»ment Elizabeth Czerczuk aux cĂŽtĂ©s de Grotowski et Tomaszewski
 Mais au fond, qu’importe ? Il faut suspendre sa parole critique pour parler des Inassouvis : car voilĂ  une expĂ©rience ineffable Ă  l’intĂ©rĂȘt strictement empirique. Ce que j’abhorre souvent au théùtre, je l’ai trouvĂ© ici magnifiĂ© : inclusion forcĂ©e du spectateur, rĂ©cital de poncifs théùtraux
 Allez savoir pourquoi, je retiens que, ce soir-lĂ , j’ai eu, pour la premiĂšre fois, des larmes en rentrant dans une salle de théùtre (a-t-on vu une atmosphĂšre plus fracassante ?) ; que, dansant avec plusieurs comĂ©diennes, j’ai conservĂ©, sur le chemin du retour, leur odeur souterraine imbibĂ©e sur mes vĂȘtements — celle que la Czerczuk dĂ©pose avec finesse sur leurs tuniques dĂ©fraĂźchies
 À quand le manifeste pour un théùtre odorifĂ©rant ? L’on sortira sans aucun doute des Inassouvis comme d’un rĂȘve lugubre : ne fut-ce point, au fond, le dĂ©sir de Witkiewicz ? VoilĂ  ce qu’il faudrait retenir : Les Inassouvis, oeuvre synesthĂ©tique, met en lumiĂšre le gĂ©nie d’Elizabeth Czerczuk ; la meilleure façon de l’encourager serait, quitte Ă  risquer le romantisme, d’en taire les admirables raisons.
 
 
Victor Inisan, I/O Gazette, 20 novembre 2018
 

L'Exposition Les Géants de Guy Delahaye au T.E.C

Du 9 novembre au 27 janvier 2019, le Théùtre Elizabeth Czerczuk accueille l'exposition du photographe Guy Delahaye.

 

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« Dans le domaine du spectacle vivant, il me semble difficile de faire un travail de crĂ©ation en utilisant le numĂ©rique. C'est un pan de notre mĂ©tier qui est en train de disparaĂźtre. Â»

Guy Delahaye

Depuis presque cinquante ans, ce grand photographe sublime le théùtre et la danse Ă  travers son objectif.

Rencontre le vendredi 9 novembre 2018, « La photographie de spectacles : un art en (r)Ă©volution », Ă  partir de 18 heures, suivie du vernissage Ă  19 h 30 en prĂ©sence de Guy Delahaye, Christophe Raynaud de Lage, et Joseph Banderet.

Exposition visible Ă  19 h les soirs de reprĂ©sentation des Inassouvis

 


 

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Théùtre Elizabeth Czerczuk
20 rue Marsoulan
75012 Paris
01 84 83 08 80/ 06 12 16 48 39
contact@theatreelizabethczerczuk.fr