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Par-delà Psychose et Création

Libre et inspirée, Elizabeth Czerczuk donne à voir Le Fou et la Nonne de Stanislaw Witkiewiz à la Société des curiosités. Sa mise en scène, diamétralement dissociée de l’idée qu’on peut se faire (à tort) du théâtre conventionnel, s’inscrit à certains égards dans la lignée d’un Tadeusz Kantor et autres Grands du théâtre Polonais.

Directrice du Théâtre Laboratoire Elizabeth Czerczuk, la démarche singulière de cette créatrice obsessionnellement perfectionniste s’articule dans le fait de démantibuler harmonieusement corps et texte au profit d’une compréhension plus directe et sensitive : elle oppose réflexion et réception émotionnelle sans que l’une de ces facettes n’occulte l’autre. Elle propose d’expérimenter la folie à l’état brut, naturel, véritable. Elle rend sa splendeur perdue à cette démence mécanique et poétisée, ceci à mesure que se mettent en place les vignettes de tableaux dynamiques, sculpturaux, électriques et biens composés. L’ensemble repose solidement sur un socle en perpétuel peaufinage. Elle orchestre sa troupe in situ avec une brutalité délicate, une force fragile, celle qui la caractérise et pourrait également décrire le personnage qu’elle a joué lors de ses précédentes créations.

Davantage bipolaire que bi-frontale, la mise en scène relève d’une forme de réalité augmentée. Il y a là quelque chose de l’ordre d’une programmation 3D, artisanale, loin du numérique et au sein de laquelle on est appelé à déambuler dans les multiples dimensions qu’offre cet espace de curiosités ; ce qui fait du spectateur, si ce n’est un acteur, du moins un voyeur actif invité à franchir littéralement la frontière invisible qui trop souvent le sépare de la scène.

On prend alors plaisir à se confondre entre les charmes d’un théâtre traditionnel chaleureux et ceux d’un autre, mental sans être d’une inaccessible érudition, expérimental sans qu’il se fourvoie dans les tics artificiels et lamentablement factices s’exposant sur certaines scènes nationales.

 

Thibaut-Léo Koben, Rebelle(s) Mag, 7 juin 2016

Dans L'Emancipation.fr, avril 2016

La magistrale mise en scène et recréation, conçue par Elizabeth Czerczuk, d'un texte de ce grand auteur polonais du début du XXe siècle nous ramène, par le jeu corporel des acteurs et la participation du public, aux audaces des années 1970. À celles de la pensée et de toutes sortes d’œuvres.

Liées notamment au courant de l'antipsychiatrie interrogeant la différence entre la « folie », c'est-à-dire la maladie, et la « normalité ». Des penseurs comme Foucault, Deleuze et Guattari, dont les héritiers se battent encore pour une autre conception du soin psychiatrique et de la philosophie politique qu'il suppose*, ont transformé pour longtemps la conception de ce domaine de la médecine, même si la régression néo-libérale, subordonnant la santé, comme tout, au coût et au rendement, rend très difficiles ces luttes des plus clairvoyants. Ont fleuri simultanément des créations théâtrales, comme celle de Peter Brook en 1967 reprenant un film de Peter Weiss : « Marat-Sade ou La Persécution et l'Assassinat de Jean-Paul Marat représentés par le groupe théâtral de l'hospice de Charenton sous la direction de Monsieur de Sade ».

Comme dans d'autres mises en scène de Brook et grâce à la disposition en rond, le public était lui aussi convié à intervenir. Le Bread and Puppet, avec ses grandes marionnettes de papier, contestait aussi l'ordre établi. Bob Wilson (« Le Regard du sourd ») prit le relais. La folie a été souvent assimilée à la subversion, et celle-ci à la folie - persécutée comme telle depuis la chasse aux sorcières du Moyen Âge jusqu'aux internements politiques de feu l'URSS ou d'ailleurs, encore pratiqués aujourd'hui : isolement et traitements punitifs tentant d'éradiquer la révolte et d'éviter la contagion…

Elizabeth Czerczuk le montre magnifiquement par cette oscillation de ses personnages entre la démesure et des visions lumineuses au bord de la voyance, totalement à contre-courant - celles de la plupart des vrais artistes et poètes. Un de ceux-ci en témoigne dans la pièce. Le travail des acteurs est remarquable dans le déglingage… La désarticulation des membres, de la tête, des genoux, poignets et mains, et la mobilité des muscles du visage, au rythme de la musique savante de Thierry Bertomeu, sont fascinantes. Les éclairages ajoutent au fantastique. Une telle intensité rendait sans doute les projections superflues. Une actrice nous montra sur ses doigts les marques de ces laborieux exercices. La participation du public, aimanté, conquis, pouvait, sans risquer d'affaiblir la tension dramatique, être poussée davantage. Ce spectacle, qui n'est pas un retour nostalgique au passé, mais la réhabilitation d'un théâtre tragico-politique, traversé d'un humour fracassant, évoque les luttes et les bouleversements actuels de notre société.

* En particulier Richard Gori (auteur de « La Fabrique des imposteurs », Éditions Les Liens qui Libèrent, 2014). Et Jean-Pierre Martin (auteur de « La Psychiatrie dans la ville » et de « La Rue des précaires », Éditions Erès, 2011).

Marie-Claire Calmus, L'Emancipation.fr, avril 2016

Interview Théâtrorama, 23 décembre 2016

Depuis 2016, Elizabeth Czerczuk présente au public différentes étapes de « Dementia Praecox », une création inspirée librement par « Le fou et la nonne » du polonais St. I. Witkiewicz. Son travail s’inscrit dans la lignée directe de Tadeusz Kantor. La performance des interprètes déplace identités, espaces, et époques. Elle saisit chacun à l’orée de sa vérité et de son rapport à l’art. Rencontre avec Elizabeth Czerczuk, metteure en scène et chorégraphe, Roxy Théobald, comédienne-danseuse, Yvan Gradis, écrivain, romancier, comédien, et Sergio Gruz, musicien et compositeur.

Comment est né ce projet ?
Elizabeth Czerczuk : J’ai commencé ce travail l’année dernière, alors que le théâtre était en travaux et que nous étions en résidence à la Société de Curiosités. Nous avons présenté cinq étapes là-bas. Chaque jour apportait de nouvelles idées. Chaque spectateur nous a inspiré différemment. L’équipe s’est agrandie. On a commencé avec neuf comédiens, j’ai terminé le spectacle avec quinze comédiens au mois de juin 2016. Aujourd’hui, j’ai vingt comédiens danseurs. Il y a toujours de nouveaux comédiens qui veulent entrer dans le spectacle, dans l’espoir d’explorer de nouveaux horizons de l’art théâtral.

C’est-à-dire…?
Yvan Gradis : Il faut définir ce qui fait l’originalité d’Elizabeth Czerczuk, et son génie. Moi, je l’appelle « La Czerczuk », comme on disait « La Callas ». Elle a la force et la fragilité de la Callas. Pour définir son art, je dirai qu’Elizabeth est une très grande iconoclaste. Elle « casse » les schémas, et elle travaille avec des « débris » d’émotion, d’humanité. Elle essaie d’incarner, de représenter, d’illustrer sa vision de la société, du monde, qui est un monde fou, peut-être décadent. St. I. Witkiewicz parlait de la dégringolade de la religion, de la philosophie et de la société. Je pense qu’Elizabeth a comme souci de mettre en scène des « débris » d’humanité, ce qu’il reste, d’une éruption, d’un tremblement de terre, d’un séisme de civilisation. Ce qui m’intéresse chez elle, c’est qu’elle pratique le contraste. C’est un mot qui est apparu dans une de nos conversations récentes. Elle pratique beaucoup les ruptures de tons, les ruptures de niveau, elle passe du grotesque au sublime, de l’émotion à la critique sociale, de l’ironie à la folie… Elle passe de l’un à l’autre avec des transitions certes, mais de façon assez brutale.

Le langage qui s’écrit au plateau semble relativement hybride…
Roxy Théobald: C’est un travail qui offre des dimensions esthétiques théâtrales aujourd’hui inattendues. C’est vraiment une performance, qui prend aussi bien en compte la dimension musicale, la dimension théâtrale, et la dimension théâtre chorégraphié. On travaille aussi bien sur le mouvement, que sur la voix, que sur les textes. Toute cette intertextualité, il faut que ça bouge en nous. On n’est pas comédien ou danseur, on n’est pas dans une limite, on est comédien-danseur. D’autre part, les trois dimensions de la musique, du texte et de l’action fonctionnent vraiment de manière très intime. Chacune de nos actions est sur un moment musical très précis. On ne peut pas le faire ni avant, ni après. C’est tellement orchestré que ça touche l’intime tout le temps.

Sergio Gruz: On a beaucoup cherché pour que ça fonctionne. J’ai beaucoup travaillé en temps réel, en regardant les interprètes… La musique, c’est un dialogue avec les comédiens. J’aime quand la musique a une vie, et quand elle rentre dans la scène, c’est comme si s’ouvrait une troisième dimension. Elizabeth, elle travaille comme un compositeur. Un compositeur va choisir son instrument, et va écrire en fonction de celui qui le joue.

Elizabeth Czerczuk: La musique a toujours été pour moi un facteur de jeu indispensable. Elle n’est pas seulement complémentaire d’une expression chorégraphique, comme la lumière qui apporte l’esprit… La musique transporte les corps… elle déplace mon art plus haut, et toujours plus haut…

Quelles autres porosités sont mises en jeu, dans le travail d’Elizabeth ?
Roxy Théobald : « Dementia Praecox », c’est une double expérience. C’est une performance intérieure et extérieure. Elizabeth part vraiment de nous, de nos tripes, de notre intériorité. C’est comme un miroir tendu à nous-mêmes. On ne peut pas du tout tricher. Ce que j’aime, c’est que c’est un travail sur l’instant, sur le moment. On a un personnage, on a des directives de départ, mais ensuite, c’est vraiment le moment et l’instinct.

Elizabeth Czerczuk: Je me base toujours sur ce qu’il se passe à l’intérieur. Je rentre dans les tripes des comédiens, dans leur esprit. J’essaie de comprendre comment ils fonctionnent, quelle beauté ils cachent. Je travaille à partir de chaque comédien, à partir de sa propre vérité intérieure. Je ne sais pas travailler sur le cliché des personnages, même quand je prends l’oeuvre d’un auteur, j’ai du mal à faire quelque chose de fidèle à cet auteur. C’est pour ça que j’adore travailler avec Witkiewicz, car il donne beaucoup de liberté. Je prends des citations qui m’inspirent pour créer des images ou des photos. Souvent je deviens très obsédée, très déterminée pour réaliser ces photos que je reçois dans ma tête, et qui commencent à travailler en moi. Mais c’est toujours en connexion avec l’esprit des comédiens, qui, eux aussi, m’inspirent. C’est la création permanente.

Roxy Théobald : Aujourd’hui je suis danseuse, mais j’ai une formation de départ de linguiste et anthropologue. Lorsque j’ai rencontré Elizabeth, c’était mon cadeau. C’était la cohérence de tout mon parcours. En travaillant avec Elizabeth, je découvre chaque jour mes propres limites. C’est cette manière de nous emmener au-delà de nos propres limites, mais toujours dans une sorte de poésie imagée. Chaque jour, on franchit une étape. C’est ce qui me passionne, car on n’a jamais fini d’apprendre.

 

Laura Lalande, Théâtrorama, 23 décembre 2016

Dementia Praecox : une histoire de dingues

Oubliez le réalisme : Elizabeth Czerczuk, dans la lignée de Kantor et Grotowski, fait sauter les conventions théâtrales et nous invite à une expérience aussi puissante que déroutante.

Et très polonais ! Elle s'inspire ici librement de la pièce "Le fou et la nonne", écrite en 1923 par celui qui fut au début du siècle l'enfant terrible du théâtre polonais, le fulgurant dramaturge-écrivain-dessinateur Stanislaw Witkiewicz. Cette histoire de poète enfermé dans un hôpital psychiatrique parce qu'il est poète devient le prétexte à un paralèlle entre l'asile et notre société schizophrène.

Une dizaine de patients débarquent sur le plateau, dans une étrange parade. La démarche est saccadée, les rires nerveux, les yeux cernés de noir. Ils ont des bandages sur la tête.
Cette hallucination expressionnisten est-ce une farce ou le début d'un cauchemar ?

Les voilà pris durant 1h15 dans un tourbillon, avec danse macabre, processions diverses, séance de visionnage de "Culture pub" et scène de guerre. Le tout avec musique et éclairage très soignés. Sommes-nous plongés dans la folie de ces aliénés ou assistons- nous à l'aliénation des esprits sous l'effet de média omniprésents qui étouffent notre créativité ? Tout ça à la fois.
Entre les mouvements chorégarphiés et la quasi-disparition du texte, tout vient chambarder nos habitudes de spectateur. Du coup, les citation du dramaturge, de saint augustin, de Czerczuk qui pnctuent le spectacle jaillissent avec une force détonante. "Ce que je vis en moi prend la forme d'une sonate. Effroyable et insupportable", dit le Poète (Roland Girault, rien à voir avec son homonyme comique), avant de fondre en larmes. Le sens de l'absurde et du grotesque est redoutable. L'humour très noir.
Les 12 comédiens sont épatants. Formés par Czerczuk à cetet alternative au théâtre conventionnel, ils donnent tout. Voyez le voisinnage inattendu et explosif de Zbigniew Rola, un costaud qui se jette au sol, en pleine convulsion, de Véronique Rousset, qui hante le plateau tel un fantôme, et de Girault, avec son monologue sur l'art et un "jamais le monde ne m'a semblé aussi beau" bien caustique.

Ici, les comédiens s'adressent directement à nous. Ils nous tendent la main et nous invitent sur scène. L'effet, désarçonnant est d'autant plus réussi que la scène est bifrontale et qu'il s'y passe toujours quelque chose. Cette impression d'irréel tient aussi au lieu : la compagnie Théâtre Laboratoire a pris ses quartiers à la société des curiosités, un garage-hangar en sous-sol, pour le moins atypique (et pas glauque du tout), dans le XVIIIème arrondissement de Paris.

Bien plus qu'une simple performance, la conception radicale de ce théâtre, son exigence artistique et l'investissement  total des comédiens font de cette satire percutante du théâtre expérimental comme on n'en fait plus.

 

Mathieu Perez, Le Canard enchaîné, 27 avril 2016

Contact

Théâtre Elizabeth Czerczuk 

Par téléphone : 01.84.83.08.80 ou 06.12.16.48.39 

Par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Adresse : 20, rue Marsoulan 75012 Paris

Métro : Nation (ligne 1, 2, 6, 9), Picpus (ligne 6) ou Porte de Vincennes (ligne1)
RER : Nation (ligne A)
Tram : Porte de Vincennes (T3a et T3b)
Bus : Marsoulan (86, 26) ou Picpus (29, 56)
 

Location du théâtre

Le Théâtre Elizabeth Czerczuk s’est construit une identité forte, basée sur les conceptions radicales de sa directrice artistique. Véritable lieu de création et de diffusion de la culture, le T.E.C est un espace ouvert aux échanges artistiques. En plein cœur du XIIe arrondissement de Paris, il se situe à quelques pas de la place de la Nation, des métros Porte de Vincennes et Picpus, à l’écart des grandes voies de circulation. 

Entièrement rénové et agrandi, ce nouvel écrin de 900 mètres carrés dispose d’une salle modulable de 200 places, de trois loges, d’un bar et d’un jardin arboré où les spectateurs peuvent échanger, d’une salle de danse équipée et d’un studio pour accueillir des artistes en résidence. Véritable creuset artistique, le T.E.C a vocation à être un lieu unique et complet, bien au-delà du simple espace de programmation. 

 

 

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Salle de spectacle

La salle de spectacle est située en entresol. Elle offre une large capacité d’accueil, avec un espace scénique de 275 m2. Les gradins modulables permettent d’adapter la configuration de la salle à l’œuvre représentée. Cette disposition garantit confort et visibilité des spectateurs. La salle est équipée des dernières technologies en matière de son et de lumières. Elle peut donc s’adapter à tout type de mise en scène. Le plancher est adapté aux besoins des comédiens et danseurs, et limite les risques de blessure.   

 

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Hall d'accueil

Le hall d’accueil sert notamment d’espace d’affichage pour des expositions ou des vernissages. Il comprend un comptoir pour le personnel d’accueil ainsi qu’un vestiaire. 

 

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Bar, cuisine et jardin 

Le bar et la cuisine sont situés au rez-de-chaussée. L’espace bar peut accueillir jusqu’à 100 personnes pour des réceptions. La cuisine et le bar sont entièrement équipés. Le jardin, calme et arboré, est situé à côté du bar et est équipé de mobilier d’extérieur.  

 

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Salle de danse

La salle de danse, située au sous-sol, offre calme et silence. La salle est équipée de miroirs, de barres de danse et de tapis de sol. 

 

Loges

Le théâtre dispose de deux loges d’artistes équipées de salles de bain, avec miroirs, toilettes et espace penderie pour les costumes.  

 

Informations, fiche technique et devis sur demande, à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Réservation et tarifs

Réservations

Via la billetterie en ligne : réserver ici
Par mail à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 
Par téléphone au 01 84 83 08 80 (de 10h à 13h et de 14h à 18h)

Pour toute réservation par mail ou par téléphone, un mail de confirmation vous sera envoyé. 

 

Tarifs spéciaux

 
Tarif un siège pour deux

Valable pour les spectateurs ayant déjà vu le spectacle et souhaitant revenir accompagné. Il vous suffit d'envoyer un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avec votre nom et celui de votre accompagnant. Règlement le soir de la représentation, à la billetterie du théâtre.

Tarif de groupe

Sortie entre amis ou en famille ? Comités d'entreprise ou sorties scolaires ? Bénéficiez d'un tarif préférentiel à partir de 10 personnes ! Contactez-nous par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou au 01 84 83 08 80

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INSCRIPTION ET PROCESSUS D’ADMISSION

 

 

Inscription et processus d'admission

Le Laboratoire d’Expression Théâtrale propose un nouveau cycle de formation autour de trois grands créateurs du théâtre : Stanislavski, Tchekhov, Strasberg. Ce cycle sera fondé sur le « système Stanislavski », créé par ce grand maitre du théâtre puis modernisé par ses deux disciples et abordera la problématique de la mémoire émotionnelle, fondement de la construction du personnage. 

  • Le système Stanislavski — la vie intérieure et la vérité du jeu d’acteur
  • Le travail de Mikhaïl Tchekhov — l’imagination créatrice de l’acteur
  • La technique de Lee Strasberg — l’acteur créateur
  • Calendrier : Du lundi au vendredi de 9 h 30 à 15 h avec pause + participation à 2 répétitions générales (25 heures/cycle).

Toute demande devra être accompagnée d’un curriculum vitae, d’une ou plusieurs photos (maximum 3), de vos coordonnées (nom, prénom, adresse postale, adresse mail et numéro de téléphone), ainsi que de quelques lignes expliquant votre motivation pour intégrer l’École du L.E.T.

Les admissions se font uniquement sur audition, en suivant les étapes ci-dessous :

  • Pour cette audition, vous préparerez une scène ou un texte court à présenter lors de l’entretien.
  • Élaboration et validation du dossier d’inscription, attention les dossiers incomplets ne seront pas traités en priorité.
  • Paiement de la formation (possibilité de règlement en 3 fois).

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(Du mardi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h), ou par mail à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Organisation du travail

Formation professionnelle 

L'inscription à la formation professionnelle se fait sur 3 mois minimum.
La rentrée aura lieu le 1 octobre 2019.

Le trimestre est composé d’une semaine de masterclass (16 heures de travail du mardi au vendredi) par mois, et de deux jours de travail (4 heures par jour) supplémentaires les lundis suivants. 

1ère  semaine du mois  : 16 h/semaine, du mardi au vendredi
2ème  et 3ème  semaine du mois  : 4 h/jour le lundi 

  

24 heures de formation par mois :  350 €/mois 
Classes réduites à 10 élèves 
Formation à l’art total 

 

Les élèves retenus pourront se voir proposer de participer à la nouvelle création d'Elizabeth Czerczuk.

Pour toutes questions relatives au programme ou aux inscriptions, contactez-nous à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou au 01 84 83 08 80 (du mardi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h). 

Une formation à l’art dramatique

 

Atelier : Acteur comme créateur

 Elizabeth Czerczuk, metteuse en scène, chorégraphe, comédienne, docteure ès arts dramatiques, est diplômée du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris et de celui de Cracovie. Elle a enseigné le travail d’acteur en France et en Pologne : au Conservatoire supérieur d’art dramatique de Cracovie, à l’École nationale supérieure de théâtre et de cinéma de Łódź et de Varsovie, à l’École du Théâtre national de Chaillot. 

Depuis 2017, elle a fondé et dirige en plein cœur de Paris le Théâtre qui porte son nom. Doté de sa propre compagnie, le T.E.C. développe un art novateur fondé sur une dramaturgie du corps, précise, généreuse et picturale.

La directrice du T.E.C. a en effet élaboré sa propre méthode de travail avec l’acteur. Des univers exceptionnels ont jalonné son chemin : la formation auprès de grands maîtres de théâtre du xxe siècle Jerzy Grotowski, Tadeusz Kantor et Henryk Tomaszewski, son dialogue précis avec Meyerhold et avec Craig, mais aussi les techniques du mime corporel d’Étienne Decroux et de Marcel Marceau. Autant de courants que l’esthétique inédite du T.E.C. unifie et transcende dans une forme neuve et radicale. Vous y serez initié.

Pour une audition préalable, écrivez à :
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Qu'est-ce-que le Laboratoire d'Expression Théâtrale du T.E.C ?

Dans le cadre du Laboratoire d’Expression Théâtrale, le Théâtre Elizabeth Czerczuk offre une formation professionnelle destinée aux comédiens expérimentés, passionnés et débutants désireux de s’initier à une technique solide du jeu d’acteur.

Elizabeth Czerczuk, diplômée des Conservatoires de Cracovie et de Paris, dirige et anime des stages, conférences et masterclass depuis plusieurs années en France et en Pologne. Son enseignement est imprégné du travail et de la philosophie des grands maîtres du théâtre polonais et français, tels que Kantor, Grotowski, ou encore Artaud. Elle s’applique à transmettre l’héritage de ces dramaturges en proposant un travail sur le corps et l’émotion dans leur intégralité, avec pour pilier la recherche du rythme scénique et de la voix.

Immergés dans le travail quotidien du Théâtre Elizabeth Czerczuk, les élèves se trouveront au cœur d’un processus créatif. La pédagogie de la metteure en scène est animée par le concept de théâtre total, lequel dépasse les clivages entre chant, danse et jeu théâtral. L’objectif est de s’approprier l’espace scénique et de travailler les modes d’expression vocale et corporelle pour atteindre une nouvelle forme d’art qui révèle la vie intérieure des comédiens. 

« Je dois trouver le bon dosage dans l'utilisation des ressources de la sensibilité, du corps et de la voix, en accord avec le rythme personnel de l'acteur. Sur la lancée des expériences de Stanislavski et de Decroux, j'élabore une recherche adaptée à l'actualité. Je souhaite permettre à l'acteur de trouver l'amplitude suggestive que nécessite notre époque dans laquelle nous sommes surexposés à une information excessive ». 

Elizabeth Czerczuk


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Théâtre Elizabeth Czerczuk
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75012 Paris
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